Je suis né en 1977 dans le Nord (59) à Cambrai, la ville où on « fait des bêtises ».
Le tennis et moi:
J’ai commencé le tennis à l’âge de 7 ans et me suis consacré à ce sport à l’âge de 12 ans pour intégrer le Tennis Etudes National de Boulouris dans le Var. A 14 ans, je « monte à Paris » et passe 3 ans à l’INSEP (le centre de formation des sportifs de haut niveau). J’ai intégré le Groupe France Espoir à 17 ans et suis devenu joueur professionnel en 1997. A partir de ce moment là, je me suis entraîné au Centre de Formation de Roland Garros. Les 3 premières années « chez les pros » ont été assez difficiles et j’ai longtemps oscillé entre la 400 et la 500ème place mondiale. Début 2002, je sors enfin des profondeurs du classement en gagnant 200 places en 3 mois. Je m’approche de la 250ème place mondiale puis de l’objectif de tout joueur de tennis : le Top 100. Varlet arrive sur terre (La Voix du Nord)
Meilleurs souvenirs sur le court :
Un de mes plus grands souvenirs est d’avoir joué sur le Central de Roland Garros en 2003 contre Thomas Enqvist lors de la journée Benny Berthet. Journée Benny Berthet sur le central (FFT)
Mais aussi les 2 Roland Garros où je suis sorti des qualifs en 2002 Julien aux anges ! (FFT)
et 2003, avec une victoire en 2003 au 1er tour contre Kenneth Carlsen (68ème ATP) Julien Varlet qualifié pour le 2ème tour (L’Equipe).
A l’étranger, mon meilleur souvenir reste le tournoi de Milan en 2003 lorsqu’après avoir battu consécutivement 3 joueurs du Top 100 (Kristof Vliegen, Feliciano Lopez (50ème ATP) et Xavier Malisse (23ème ATP)), je perds en quart de finale contre Ivan Ljubibic La plus belle de Varlet (FFT)
Enfin, le titre de Champion de France par équipe avec le Paris Jean Bouin Lagardère en décembre 2004 reste un excellent souvenir partagé avec Richard Gasquet, Edouard Roger-Vasselin, Gaël Monfils, Paul-Henri Mathieu, Nicolas Mahut, Arnaud Di Pasquale...Champion de France des clubs de tennis
2005, une page se tourne
En janvier 2005 de retour à Paris, après avoir perdu en quarts de finale à Nouméa contre Gilles Simon et au 2ème tour des qualifications de l’Australian Open, je souffre brutalement de douleurs à la hanche droite. Après des mois d’infiltrations, de séances de kiné, enchaînant les mises au repos successives, le verdict tombe fin mai 2005 pendant Roland Garros… Je ne peux plus jouer au tennis.
Une reconversion professionnelle et la « vraie vie »
Depuis Wimbledon 2005, je commente les tournois pour le groupe Canal+.
Comme la majorité des joueurs que j’ai côtoyés à l’INSEP, j’ai arrêté mes études en terminale, plus préoccupé par les tournois et préférant participer à Roland Garros Junior que de plancher sur le bac. En septembre 2005, j’ai eu l’opportunité de reprendre mes études à l’ESSEC pour un Mastère Management du Sport et Stratégie de l’Entreprise.
Après une thèse sur la fidélisation des licenciés et recrutement des joueurs et joueuses de tennis en France, j’ai validé ce diplôme et travaillé comme Commercial Entreprises dans une société de clubs de forme.
Que sont-ils devenus ? Julien Varlet (La Voix du nord)
Avec du recul et maintenant que j’ai découvert la « vraie vie », je me sens privilégié d’avoir eu l’opportunité de vivre de ma passion même si je n’ai pas pu aller au bout de mon rêve.