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EN CONSTRUCTION, Le 1er août 2011
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NICO "LA MAIN VERTE", Le 22 juin 2010
Pas facile de sortir des qualifs "champêtres"* de Wimbledon avec leur 3ème tour en 3 sets gagnants ...
Nico Mahut l'a fait et restera dans les annales du tournoi! Une victoire épique au 2ème tour des qualifs, après un 3ème set de marathonien (46 jeux) face à Alex Bogdanovic, suivie d'une victoire en 5 sets après avoir été mené 2 sets à 0 face à Stefan Koubek lui permettant d'accéder au tableau final. Pour ce premier tour difficile face à John Isner (tête de série n°23), Nico est reparti pour un match longue durée interrompu par l'obscurité à la fin du 4ème set 4-6, 6-3, 7-6[7], 6-7[3])... Souhaitons que l'issue du match soit favorable à notre français! *les qualifications de Wimbledon ne se déroulent pas sur le site du Grand Tournoi, mais sur les bords d'un terrain de cricket avec des cours aménagés pour l'occasion. C'est une des spécificités des qualifs du Grand Chelem londonien, avec leur 3ème tour en 3 sets gagnants.
ROLAND GARROS 2010 , Le 31 mai 2010
Les Tennismen au Parc des Princes
La traditionnelle rencontre de foot organisée chaque année durant les Internationaux de France de Roland Garros a eu lieu au Parc des Princes.
L'équipe des entraîneurs (Paul Quétin, Rémi Barbarin, Hugo Lecoq, Julien Varlet...) était opposée à la "sélection" des joueurs (Sébastien Grosjean, Nicolas Escudé, Arnaud Di Pasquale, Edouard Roger-Vasselin, Thierry Ascione, Marcos Baghdatis...). Une fois de plus, les "Anciens" se sont inclinés 3 à 2 à l'issue du temps règlementaire. Julien Varlet, gardien de but pour l'occasion, n'a rien pu faire face à Marcos Baghdatis auteur d'un but d'anthologie.
L'EQUIPE revient sur le jour où..., Le 28 mai 2010 - L'EQUIPE
La glacière s’est pris une tête de tennisman
ON A VOULU PARLER à la glacière, pour lui demander si elle n’avait pas eu peur de voir débouler vers elle un hurluberlu tout crotté, la tête la première. Comme elle ne pouvait rien dire, on a retrouvé le témoin numéro 1 de la scène du crash, à l’époque juste de l’autre côté du filet : Jarkko Nieminen. « Si je m’en souviens ? Bien sûr ! Comment oublier ce gars qui plongeait jusqu’à heurter la chaise d’arbitre avec sa tête ? Ça me semblait quand même dangereux... Tenez, j’ai rencontré Julien dans les allées de Roland-Garros, cette année. Et je lui ai dit : “ Tu dois encore avoir de la terre battue sur les genoux, non ? ” » Julien ? Julien Varlet, jamais mieux que 135e mondial, juste un petit quart de finale à Milan pour bâtir un palmarès. Et LA séquence en aquaplaning jusqu’à la glacière, donc, à 4-3 au cinquième set, 15-30, le jeudi 29 mai 2003 au deuxième tour. « Un point hyper important qui peut me donner une balle de break, se souvient l’intéressé. C’est une amortie que je sens pouvoir ramener, et j’y vais. J’y vais, et je plonge... »
Direct, la tête dans le frigo situé derrière la chaise d’arbitre, ocre de la tête aux pieds. Varlet prend un bol d’air, mais il perd le point, puis un match où il avait mené 6-1, 6-1 et 4-1 puis 5-3, balle de match. Le genre de rencontre dans la poche qui aurait pu tout changer pour un jeune Français en manque d’argent et de points ATP.
On se souvient avoir ressenti sur le moment une tristesse infinie pour un joueur qui s’était tant donné, pour rien, et qui venait sans doute de rater la chance de sa vie. Mais la morale de l’histoire est heureuse. Au tournoi suivant, à Helsinki, un Challenger en Finlande (le pays de Nieminen), c’est lui qui signe les autographes auprès des gens qui ont reconnu ce Français fou qu’ils avaient vu à la télé arpenter le court no 3, en trois dimensions. La légende est en marche : Julien Varlet sera à jamais le perdant magnifique qui glisse dans tous les sens. « Ça reste un bon souvenir, il n’ y a pas un jour où je n’y pense pas, raconte aujourd’hui celui qui est devenu consultant télé. J’avais perdu, mais j’avais frappé l’esprit des gens. Pour moi, c’était une fête d’être là, et on joue au tennis comme on est dans la vie. J’ai donné aux gens, je leur ai fait plaisir. On me parle toujours de mes plongeons. Et, mine de rien, ça m’a permis d’exister médiatiquement. Quand j’ai rencontré Frédéric Viard à Canal +, il a dit : “ Ah oui, c’est toi qui te roules dans la glacière ! ” » On y revient, à 15-30, 4-3, au cinquième set. À force de se rouler dans la terre, Varlet n’a plus de tenue pour se changer. Il finit le match en lambeaux et se rue aux vestiaires. « Et là, je me suis douché tout habillé. Puis j’ai pris mes fringues, je les ai roulées en boule, et je les ai toutes jetées à la poubelle ! » À ce moment-là, il ne savait pas encore qu’il allait devenir l’homme volant le plus fameux de la Porte d’Auteuil.
FRANCK RAMELLA